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J’ai envoyé mon premier SMS de relance à un locataire en retard… et j’ai reçu une réponse du genre “T’inquiète, je paie demain”. Sauf que demain, c’était il y a 3 mois. Depuis, j’ai appris à faire des relances qui marchent vraiment. Voici comment.
Avec mes 3 locations à Montpellier, j’ai testé pas mal d’approches : du SMS trop poli (“Désolé de vous déranger…”) au message trop sec (“PAYEZ OU C’EST L’HUISSIER”). Spoiler : aucun des deux ne fonctionne. Ce qui marche, c’est un équilibre entre fermeté et courtoisie, avec des mots précis et un timing bien choisi.
Dans ce guide, je vous partage 5 modèles de SMS que j’utilise aujourd’hui (du plus soft au plus ferme), les erreurs à éviter (j’en ai fait la moitié), et comment automatiser tout ça pour ne plus y penser. Vous allez voir, une fois que vous avez la bonne méthode, les retards de loyer deviennent bien moins stressants.
Le modèle express, à copier tout de suite :
“Bonjour [Prénom], je vois que le loyer de [mois] ([montant] €) n’est pas encore arrivé. Un oubli ? Peux-tu régulariser sous 48 h ou me dire où en est le virement ? Merci — [Votre prénom]”
Ce message couvre 80 % des cas (premier retard, simple oubli). Pour les situations plus tendues, les 5 modèles complets ci-dessous vont du rappel amical à la mise en demeure, avec le bon timing et les erreurs à éviter.
L’escalade en une ligne : SMS amical à J+3, SMS ferme à J+7, mail à J+10, lettre de relance à J+15, mise en demeure en recommandé à J+30, puis commandement de payer par commissaire de justice. Et une règle à connaître avant d’écrire quoi que ce soit : les pénalités de retard sont interdites dans un bail d’habitation, vous ne pouvez ni les prévoir ni les réclamer.
Pourquoi relancer par SMS ? (avantages vs mail ou appel)
Le SMS, c’est le juste milieu entre l’appel (trop intrusif) et le mail (trop formel). Voici pourquoi je l’utilise systématiquement en première relance :
- Rapide et direct : 90% de mes locataires lisent le SMS dans l’heure. Un mail, c’est 50/50.
- Moins stressant qu’un appel : Un locataire de ma résidence étudiante m’a avoué qu’il préférait un SMS “parce que c’est moins la honte que de m’entendre au téléphone”.
- Trace écrite : Contrairement à un appel, vous avez une preuve en cas de litige. J’ai déjà utilisé des captures d’écran de SMS pour justifier une mise en demeure.
- Adapté aux petits retards : Pour un loyer en retard de 3-5 jours, le SMS est parfait. Au-delà, passez au mail ou au recommandé.
⚠️ Attention : Le SMS ne remplace pas une mise en demeure officielle. Si le locataire ignore vos relances, il faudra passer à la lettre recommandée (j’en parle plus bas).
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5 modèles de SMS de relance (du plus soft au plus ferme)
Voici les modèles que j’utilise selon la situation. Je les ai adaptés pour différents profils de locataires (étudiants, familles, locataires récurrents en retard…).
Modèle 1 : Relance amicale (1-3 jours de retard)
Pour qui ? Locataires ponctuels d’habitude, ou en cas de premier retard. Ton : Sympa mais clair. On part du principe que c’est un oubli.
“Salut [Prénom], Je vois que le loyer du [date] n’est pas encore arrivé. Un souci de virement ? Tu peux me faire un RIB par SMS si besoin. Merci d’avance, Guillaume”
Variante pour un étudiant :
“Salut [Prénom], Le loyer du [date] n’est pas passé. Tu as peut-être oublié ? Tu peux me faire un virement avant vendredi ? Merci !”
Pourquoi ça marche : Pas d’accusation, on propose une solution (RIB), et on donne une deadline courte.
Modèle 2 : Relance ferme mais courtoise (5-7 jours de retard)
Pour qui ? Locataires qui traînent un peu, ou en cas de deuxième retard. Ton : Neutre, mais on rappelle les conséquences.
“Bonjour [Prénom], Le loyer du [date] n’a toujours pas été réglé. Sans virement avant le [date limite], je passerai à une relance écrite. Peux-tu me confirmer la date du paiement ? Merci, Guillaume”
Variante si le locataire a déjà eu des retards :
“Bonjour [Prénom], Comme le mois dernier, le loyer du [date] n’est pas arrivé. Peux-tu me faire le virement avant le [date], et me dire si quelque chose bloque ? Merci pour ta réactivité.”
Attention : ne parlez jamais de pénalités ou de majoration de retard. Dans un bail d’habitation, une clause de pénalité est réputée non écrite (article 4 de la loi du 6 juillet 1989, depuis la loi ALUR) : vous ne pouvez rien réclamer à ce titre, et un locataire un peu informé vous le fera remarquer. Ce qui motive à payer vite, c’est une date limite et l’annonce claire de l’étape suivante.
Modèle 3 : Mise en demeure (10+ jours de retard)
Pour qui ? Locataires qui ignorent vos relances, ou en cas de gros retard. Ton : Ferme, mais toujours professionnel. On annonce la suite.
“Bonjour [Prénom], Malgré mes relances, le loyer du [date] n’a pas été réglé. Conformément au bail, je te mets en demeure de payer sous 8 jours. Sans régularisation, je serai contraint d’engager une procédure de recouvrement. Merci de me confirmer par retour la date de virement. Cordialement, Guillaume”
À faire après l’envoi :
- Envoyez une copie par mail (pour preuve).
- Préparez une lettre recommandée avec AR si pas de réponse.
Modèle 4 : SMS pour un locataire récurrent en retard
Pour qui ? Locataires qui paient toujours en retard (ex : le 10 du mois au lieu du 5). Ton : Compréhensif, mais on fixe des règles claires.
“Salut [Prénom], Je vois que le loyer du [date] n’est pas encore arrivé. Comme tu es souvent en retard, on peut en discuter pour trouver une solution (échéancier, prélèvement automatique…). Peux-tu me dire quand tu comptes régulariser ? Merci, Guillaume”
Pourquoi ça marche : On montre qu’on a remarqué le problème, mais on propose une solution. Beaucoup de locataires récurrents en retard ont juste besoin d’un cadre.
Modèle 5 : SMS pour un locataire “fantôme” (pas de réponse aux relances)
Pour qui ? Locataires qui ne répondent plus à vos messages. Ton : Court et direct. On passe à l’action.
“Bonjour [Prénom], Je n’ai pas eu de réponse à mes relances concernant le loyer du [date]. Sans retour de ta part sous 48h, je serai contraint d’envoyer une mise en demeure par lettre recommandée. Merci de me confirmer par SMS ta date de paiement. Guillaume”
À faire après l’envoi :
- Si pas de réponse, envoyez une lettre recommandée avec AR.
- Prévenez votre assurance loyer impayé (si vous en avez une).
Les erreurs qui font échouer votre relance (et comment les éviter)
J’ai fait presque toutes ces erreurs. Résultat : des locataires qui ignoraient mes messages, ou pire, qui se braquaient. Voici ce qu’il ne faut jamais faire :
Erreur 1 : Être trop vague
❌ “Tu peux payer quand tu peux ?” ✅ “Le loyer du 5 mai n’est pas arrivé. Peux-tu me confirmer le virement avant vendredi ?”
Pourquoi ? Un message flou donne l’impression que vous n’êtes pas sérieux. Soyez précis sur :
- Le montant dû.
- La date limite.
- La suite si rien ne bouge (relance écrite, mise en demeure).
Erreur 2 : Relancer trop tôt
Attendez au moins 3 jours après la date limite avant d’envoyer un SMS. Relancer le 1er du mois pour un loyer dû le 5, c’est contre-productif :
- Ça donne l’impression que vous êtes pressé (et que le locataire peut traîner).
- Si le locataire a un délai de paiement (ex : salaire le 10), il va ignorer votre message.
Mon timing idéal :
- J+3 : SMS amical (Modèle 1).
- J+7 : SMS ferme (Modèle 2).
- J+10 : Mise en demeure (Modèle 3).
Erreur 3 : Oublier les preuves
Un SMS, c’est bien… mais si le locataire nie l’avoir reçu, vous êtes dans la merde. Toujours :
- Faites une capture d’écran du SMS envoyé (avec la date et l’heure).
- Sauvegardez les messages dans un dossier dédié (ex : “Relances 2026”).
- Utilisez un outil comme Logio pour archiver automatiquement vos échanges.
Anecdote : Un locataire à Nîmes a prétendu n’avoir jamais reçu mes SMS. Heureusement, j’avais des captures d’écran… et il a payé dans les 24h.
Erreur 4 : Utiliser un ton passif-agressif
❌ “Comme d’habitude, le loyer est en retard…” ❌ “T’es relou, je paie quand je peux.” (réponse d’un locataire à un de mes SMS trop sec) ✅ “Je vois que le loyer du 5 n’est pas arrivé. Un souci ?”
Pourquoi ? Un ton accusateur braque le locataire. Restez neutre et professionnel, même si vous êtes énervé.
Erreur 5 : Ne pas proposer de solution
Un SMS de relance doit toujours inclure :
- Une date limite (“avant vendredi”).
- Une action claire (“virement sur ce RIB”).
- Une solution alternative si le locataire a un problème (“Tu peux m’appeler pour en discuter”).
Exemple raté :
“Le loyer n’est pas arrivé. Merci de régulariser.”
Exemple réussi :
“Le loyer du 5 mai n’est pas arrivé. Peux-tu me faire un virement avant vendredi ? Voici mon RIB : [lien]. Si tu as un souci, appelle-moi au 06…”
Que faire si le locataire ne répond pas ? (escalade progressive)
Si vos SMS restent sans réponse, voici la procédure étape par étape que j’applique. Ça peut sembler long, mais c’est la seule façon d’éviter les impayés qui s’éternisent.
Étape 1 : Relance par mail (plus formel)
Envoyé 5 jours après le dernier SMS. Utilisez ce modèle :
*“Objet : Relance loyer impayé – [Adresse du logement]
Bonjour [Prénom],
Malgré mes relances par SMS, je n’ai toujours pas reçu le loyer du [date], d’un montant de [montant] €.
Merci de me confirmer par retour la date de virement. Sans réponse de ta part sous 48h, je serai contraint d’engager une procédure de recouvrement.
Cordialement, Guillaume [Ton nom] [Ton numéro de téléphone]”*
Pourquoi un mail ? C’est plus formel qu’un SMS, et ça sert de preuve en cas de litige.
Étape 2 : Appel téléphonique (script fourni)
Si le mail reste sans réponse, appelez le locataire 2 jours après. Voici le script que j’utilise :
*“Bonjour [Prénom], c’est Guillaume, ton propriétaire pour [adresse]. Je t’ai envoyé plusieurs messages concernant le loyer du [date], mais je n’ai pas eu de retour. Est-ce qu’il y a un problème ?
[Silence. Laisse le locataire répondre.]
- Si le locataire dit qu’il va payer : “Super. Peux-tu me confirmer par SMS la date de virement ?”
- Si le locataire dit qu’il a un souci : “Je comprends. On peut en discuter pour trouver une solution (échéancier, report…). Quand est-ce que tu peux me rappeler ?”
- Si le locataire ne répond pas : “Je vais devoir envoyer une mise en demeure par recommandé. Je préfère qu’on règle ça à l’amiable, alors rappelle-moi avant [date].”
💡 Astuce : Notez la date et l’heure de l’appel, et résumez la conversation par SMS après (“Comme convenu au téléphone, tu me fais un virement avant le 15. Merci !”).
Étape 3 : Lettre de relance loyer impayé, le modèle à copier
Si le locataire ignore vos appels et mails, passez au courrier, 7 jours après le dernier contact. Une première lettre de relance part en courrier simple ou par mail avec accusé de réception ; c’est la mise en demeure, à l’étape suivante, qui doit partir en recommandé. Voici le modèle que j’utilise, à adapter :
[Vos nom, prénom et adresse] [Nom et adresse du locataire]
Objet : Relance pour loyer impayé – logement situé [adresse du logement]
Madame, Monsieur,
Sauf erreur de ma part, le loyer du mois de [mois], d’un montant de [montant] € charges comprises, exigible le [date d’exigibilité] conformément au bail signé le [date du bail], n’a pas été réglé à ce jour, malgré ma relance du [date de la relance précédente].
Je vous remercie de bien vouloir régulariser cette somme sous 8 jours, par virement sur le compte habituel.
Si vous rencontrez une difficulté passagère, je vous invite à me contacter au [téléphone] afin que nous trouvions ensemble une solution (échéancier de paiement, par exemple).
À défaut de règlement ou de réponse de votre part dans ce délai, je serai contraint de vous adresser une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception, préalable à toute procédure de recouvrement.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
[Signature]
Ce que la lettre doit contenir : le mois et le montant exact, la date d’exigibilité, la référence à la relance précédente, une date limite sous 8 jours, la porte ouverte à un échéancier, et l’annonce de la mise en demeure. Ce qu’elle ne doit pas contenir : des pénalités ou frais de retard (interdits), des menaces sur le logement (changer les serrures, couper l’eau : c’est pénal), ou un ton qui ferme la discussion.
L’outil loyer impayé de Logio génère cette lettre en PDF, avec le décompte de créance en annexe, en trois questions et sans inscription. La mise en demeure, à envoyer en recommandé si la relance reste sans effet, y est aussi. Si le silence persiste et que vous n’arrivez plus du tout à le joindre, j’ai détaillé la marche à suivre dans mon guide sur le locataire injoignable.
Pourquoi le recommandé pour la mise en demeure ? Parce que c’est la seule preuve que le locataire a bien reçu votre courrier, et que c’est à partir de sa réception que courent les intérêts au taux légal, la seule somme que vous pouvez réclamer en plus du loyer.
Étape 4 : Commandement de payer par commissaire de justice (quand et comment)
Si la mise en demeure en recommandé reste sans réponse, faites délivrer un commandement de payer par un commissaire de justice (l’ancien huissier), sous 15 jours. C’est l’acte qui déclenche la clause résolutoire du bail, et donc la vraie procédure :
- Choisissez un commissaire de justice proche du logement.
- Transmettez-lui les preuves : bail, décompte des sommes dues, copies des SMS, mails et de la mise en demeure.
- Il signifie le commandement de payer : le locataire dispose de 6 semaines pour régler (2 mois pour les baux signés ou renouvelés avant le 29 juillet 2023). L’acte doit mentionner ce délai et l’avertissement sur la résiliation, sinon il est nul.
- Sans paiement à l’issue du délai : la clause résolutoire joue, et vous pouvez saisir le juge des contentieux de la protection pour faire constater la résiliation du bail et ordonner l’expulsion. Le détail est dans le guide sur la procédure loyer impayé et la nouvelle loi.
Coût : comptez 150 à 250 € pour le commandement. Les frais de l’acte sont à la charge du locataire s’il paie ensuite ; ceux de la procédure judiciaire, c’est le juge qui les répartit.
Anecdote : J’ai dû envoyer une LRAR à un locataire à Nîmes. Résultat : il a payé dans les 48h. L’annonce du commissaire de justice, ça marche souvent.
Suivre les retards avec Logio (pour relancer au bon moment)
Le plus dur dans la relance, ce n’est pas d’écrire le message, c’est de voir le retard tout de suite : à J+3, pas quand vous faites vos comptes à la fin du mois. Voici comment je gère mes 3 locations avec Logio, gratuitement :
1. Le retard est visible dès le lendemain
Chaque loyer attendu est suivi mois par mois. Le lendemain de la date de paiement, un loyer non pointé apparaît en retard sur le tableau de bord, avec le montant et le nombre de jours. C’est ce signal qui déclenche le SMS du Modèle 1, au lieu d’un oubli qui devient un vrai impayé.
2. La relance et la mise en demeure sont pré-remplies
Depuis le loyer en retard, Logio prépare la lettre de relance puis la mise en demeure avec les bonnes informations : montant, période, date d’exigibilité, décompte de créance. Vous relisez, vous générez le PDF, vous l’envoyez. Le même parcours est disponible sans compte dans l’outil loyer impayé.
3. L’historique fait office de preuve
Les loyers pointés, les quittances envoyées et les courriers générés restent dans le dossier du bail, datés. Le jour où il faut montrer à un juge que vous avez relancé avant de saisir, tout est au même endroit.
Résultat : je relance à J+3 au lieu de J+20, et la grande majorité des retards se règlent au premier SMS. Pour le reste, je passe à la lettre puis à la mise en demeure sans avoir à reconstituer le dossier.
Ce qu’il faut retenir
- Le premier SMS part à J+3, ton neutre, une question et une date : ça règle 80 % des retards.
- L’escalade : SMS → mail → appel → lettre de relance (courrier simple, 8 jours) → mise en demeure en recommandé → commandement de payer par commissaire de justice (6 semaines).
- Aucune pénalité de retard : la clause est réputée non écrite dans un bail d’habitation. Seuls les intérêts au taux légal, après mise en demeure, peuvent s’ajouter.
- Gardez tout : captures d’écran datées des SMS, mails, accusés de réception. Un SMS vaut commencement de preuve, pas plus.
- Jamais de pression sur le logement (serrures, eau, électricité) : c’est vous qui seriez condamné.
- Le retard se traite dès qu’il est visible : un suivi des loyers qui signale J+1 vaut tous les modèles de message.
Guillaume Pons — bailleur à Montpellier et créateur de Logio. J’ai créé Logio pour simplifier la gestion locative des propriétaires qui gèrent seuls.
Questions fréquentes
Combien de SMS de relance peut-on envoyer avant que ça soit considéré comme du harcèlement ?
La règle de prudence : maximum 1 SMS tous les 3 jours, et 3 SMS au total avant de passer à un autre canal (mail, recommandé). Au-delà, le locataire peut invoquer le harcèlement moral (article 222-33-2 du Code pénal), surtout si les SMS sont envoyés en soirée ou le week-end. Respectez les horaires raisonnables : 8h-19h en semaine, jamais le dimanche. Pour la traçabilité juridique, gardez des captures d'écran horodatées de chaque message envoyé et de chaque réponse reçue, c'est votre preuve principale en cas de procédure ultérieure devant le tribunal.
Un SMS de relance a-t-il une valeur juridique pour une procédure d'impayé ?
Oui, mais à un niveau probatoire limité. Un SMS est recevable comme commencement de preuve par écrit devant le juge, mais ne remplace pas la lettre recommandée avec accusé de réception qui reste obligatoire pour déclencher la procédure d'expulsion. Le SMS sert à démontrer votre bonne foi (vous avez tenté la phase amiable avant l'huissier) et à prouver l'accord du locataire sur un montant ou un échéancier. Sauvegardez les SMS via une capture d'écran horodatée ou un constat d'huissier (60 à 120 €) si l'enjeu dépasse 1 500 € de loyers dus.
Faut-il prévenir le locataire que vous allez envoyer une lettre recommandée après les SMS ?
Oui, toujours. C'est une règle d'efficacité psychologique : un SMS du type "Sans paiement avant le 15, je serai contraint d'envoyer une mise en demeure par recommandé" déclenche une réaction dans 40 à 60 % des cas. Le locataire comprend que vous passez à la phase officielle, ce qui crée un effet d'urgence sans agressivité. Cette pratique évite aussi l'effet "surprise désagréable" qui braque le locataire. Gardez la trace écrite de cet avertissement, elle prouve que la mise en demeure n'était pas vexatoire mais préventive et proportionnée à la situation.
Quel est le meilleur moment de la journée pour envoyer un SMS de relance ?
Cela dépend du profil du locataire. La meilleure plage en général : mardi ou jeudi entre 10h et 11h, ou entre 14h et 16h. Les SMS envoyés à ces moments sont lus dans les 30 minutes par 80 % des locataires actifs. Évitez le lundi matin (charge mentale), le vendredi après 17h (week-end), et les soirées après 19h (intrusif). Pour les étudiants, visez 11h-13h ; pour les actifs avec horaires standards, 12h30 ou 18h après le travail. Évitez les jours de paye (entre le 25 et le 5 du mois suivant), les chances de recevoir un paiement immédiat sont multipliées.
Comment relancer vite sans y passer ses soirées ?
Le temps se perd à repérer le retard, pas à écrire le SMS. Un suivi des loyers qui signale dès le lendemain de l'échéance ce qui n'est pas arrivé (c'est ce que fait Logio, gratuitement) vous fait relancer à J+3 avec un message de trois lignes, au lieu de découvrir l'impayé à J+20 en faisant vos comptes. Gardez les messages personnels : le prénom, le mois précis, le montant exact. Un SMS générique du type Cher locataire se lit comme un automate et se classe sans réponse.
Puis-je facturer des pénalités de retard sur un loyer impayé ?
Non. Depuis la loi ALUR (27 mars 2014), toute clause qui prévoit des pénalités, majorations ou frais en cas de retard de loyer est réputée non écrite (article 4 de la loi du 6 juillet 1989) : même signée dans le bail, elle ne s'applique pas, et le locataire peut se faire rembourser ce qu'il a versé à ce titre. La seule somme que vous pouvez réclamer en plus du loyer, ce sont les intérêts au taux légal, qui courent à compter d'une mise en demeure. Ne mentionnez donc jamais de pénalités dans vos relances : c'est illégal, et ça décrédibilise le reste du message.
Quel est le modèle d'une lettre de relance pour loyer impayé ?
Une lettre de relance tient en cinq lignes : le rappel du loyer dû (mois, montant, date d'exigibilité), le constat qu'il n'a pas été réglé malgré une première relance, une date limite de paiement sous 8 jours, une proposition d'échange si le locataire rencontre une difficulté, et l'annonce de la suite (mise en demeure par lettre recommandée). Le modèle complet est dans l'article, et l'outil loyer impayé vous le génère en PDF avec le décompte de créance, gratuitement.