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Choisir son locataire : dossier, documents et solvabilité (2026)

Comment bien choisir son locataire : quels documents demander, lesquels sont interdits, et comment vérifier la solvabilité sans discriminer. Le guide bailleur.

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Choisir son locataire, c’est la décision la plus importante de toute la location. Un bon locataire, et vous oubliez presque que vous êtes bailleur. Un mauvais, et vous enchaînez relances, impayés et stress pendant des mois. Pourtant, beaucoup de propriétaires sélectionnent au feeling, sur un coup de cœur en visite — et c’est souvent là que ça dérape.

Bien choisir son locataire ne s’improvise pas : il y a des documents à demander (et d’autres strictement interdits), une solvabilité à vérifier proprement, et des règles à respecter pour ne jamais tomber dans la discrimination. C’est un cadre légal précis, et c’est aussi votre meilleur filet de sécurité.

Dans ce guide, je vous donne la méthode complète : quelles pièces réclamer, comment vérifier qu’elles sont vraies, et comment trancher entre deux bons dossiers sans vous tromper.

Les critères pour choisir un bon locataire

Avant la méthode pas-à-pas, voici les critères qui comptent vraiment pour choisir un locataire, par ordre de priorité :

  1. La solvabilité : des revenus nets réguliers d’environ 3 fois le loyer charges comprises, idéalement en CDI ou avec des revenus stables.
  2. La cohérence des justificatifs : 3 derniers bulletins de salaire, dernier avis d’imposition et quittances de loyer qui concordent entre eux.
  3. La stabilité professionnelle et résidentielle : ancienneté dans l’emploi, pas d’enchaînement de locations très courtes.
  4. Un garant solide ou une garantie Visale si les revenus sont un peu justes.
  5. Le sérieux dans les échanges : dossier complet et honnête, réactivité, ponctualité aux visites.

Attention : aucun de ces critères ne doit servir à discriminer (origine, situation familiale, état de santé…). Ils portent uniquement sur la capacité à payer et la fiabilité. On détaille chacun ci-dessous.

Étape 1 : les documents que vous pouvez demander

La liste des pièces que vous pouvez exiger d’un candidat (et de son garant) est encadrée par décret. Vous ne demandez pas ce que vous voulez : vous restez dans le cadre. Les pièces autorisées tournent autour de trois familles :

  • Identité : pièce d’identité, justificatif de domicile actuel.
  • Revenus : trois derniers bulletins de salaire, contrat de travail ou attestation employeur, dernier avis d’imposition, et selon les cas justificatifs d’autres revenus.
  • Situation locative passée : dernières quittances de loyer ou attestation du précédent bailleur.

C’est volontairement cadré pour protéger le candidat, tout en vous donnant de quoi juger objectivement de sa fiabilité. Pour la vue d’ensemble de la mise en location, regardez aussi le guide du propriétaire qui loue son appartement.

Étape 2 : les documents interdits (attention à l’amende)

C’est le piège que beaucoup de bailleurs ignorent : réclamer une pièce interdite vous expose à une amende. La loi proscrit une liste de documents jugés intrusifs ou discriminatoires. Parmi les plus courants :

  • Carte Vitale ou numéro de sécurité sociale
  • Photographie d’identité (hors pièce d’identité elle-même)
  • Relevé de compte bancaire
  • Dossier médical
  • Extrait de casier judiciaire
  • Attestation de l’employeur sur l’absence de période d’essai
  • Chèque ou somme d’argent pour « réserver » le logement

La règle mentale est simple : si une pièce ne sert pas à prouver l’identité, les revenus ou l’historique locatif, ne la demandez pas.

Étape 3 : vérifier la solvabilité (sans se faire avoir)

C’est le cœur de la sélection. La règle d’usage : un revenu net d’environ 3 fois le loyer charges comprises, soit un taux d’effort autour de 33 %.

Mais ne vous contentez pas de regarder un chiffre. Croisez les sources :

  • Les bulletins de salaire doivent être cohérents avec l’avis d’imposition.
  • Le contrat de travail doit confirmer la stabilité (type de contrat, ancienneté).
  • Un avis d’imposition s’authentifie en ligne sur le service de l’administration fiscale (avec le numéro fiscal et la référence de l’avis).

Les faux documents circulent beaucoup. Cette vérification croisée prend dix minutes et vous évite des mois de galère. Si le candidat est un peu juste sur le ratio, un garant solide ou une garantie peut compenser — j’en parle plus bas.

Étape 4 : choisir sans discriminer (c’est la loi)

Vous choisissez librement votre locataire, mais jamais sur un critère discriminatoire. Origine, âge, sexe, situation familiale, handicap, religion, apparence : refuser sur l’un de ces motifs est illégal et lourdement sanctionné.

Le bon réflexe : fondez votre décision sur des critères objectifs — solvabilité, stabilité, cohérence du dossier — et gardez une trace écrite de ces critères. En cas de litige, pouvoir démontrer un choix basé sur la capacité à payer, et non sur la personne, vous protège.

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Étape 5 : sécuriser avec un garant ou une garantie

Si votre candidat est un peu juste, vous avez plusieurs filets :

  • Un garant via un acte de cautionnement, qui s’engage à payer en cas de défaillance.
  • La garantie Visale, gratuite, qui joue le rôle de caution.
  • Une assurance loyers impayés (GLI), si le profil ne convient pas à Visale — voir le guide GLI : prix et conditions.

Rappel important : vous ne pouvez pas cumuler GLI et cautionnement pour un même locataire (sauf étudiants et apprentis). Choisissez donc votre sécurité en amont, en fonction du profil.

Ce qu’il faut retenir

  • Les documents demandables sont fixés par décret : identité, revenus, historique locatif. Rien d’autre.
  • Certaines pièces sont interdites (carte Vitale, RIB, photo, dossier médical…) et leur demande est passible d’amende.
  • Vérifiez la solvabilité (revenu ~3x le loyer) en croisant bulletins, avis d’imposition et contrat de travail.
  • Authentifiez l’avis d’imposition en ligne pour déjouer les faux documents.
  • Choisissez sur des critères objectifs, jamais discriminatoires, et gardez-en la trace.
  • Sécurise les profils justes avec un garant, Visale ou une GLI (sans cumuler les deux derniers).

Bien choisir son locataire, c’est 80 % de la tranquillité d’un bailleur. Prenez le temps de vérifier, restez dans le cadre légal, et tranchez sur des faits. Une fois votre locataire installé, vous pouvez centraliser sa gestion gratuitement avec Logio et garder son dossier toujours sous la main.

Questions fréquentes

Quels documents puis-je demander à un locataire ?

La liste des pièces autorisées est fixée par décret. Vous pouvez demander, entre autres : une pièce d'identité, un justificatif de domicile, les trois derniers bulletins de salaire ou justificatifs de revenus, le contrat de travail ou une attestation employeur, le dernier avis d'imposition, et les dernières quittances de loyer. Vous pouvez aussi demander les mêmes pièces au garant. En revanche, tout document hors de cette liste est interdit : exiger autre chose vous expose à une amende. En cas de doute, restez sur les justificatifs de revenus et d'identité classiques.

Quels documents sont interdits dans un dossier de location ?

La loi interdit de réclamer une longue liste de pièces jugées intrusives ou discriminatoires. Parmi les plus connues : carte Vitale, photographie d'identité, relevé de compte bancaire, dossier médical, extrait de casier judiciaire, attestation de l'employeur sur l'absence de période d'essai, ou encore un chèque de réservation. Demander l'une de ces pièces est passible d'une amende. Le bon réflexe : si une pièce ne sert pas directement à prouver l'identité, les revenus ou la situation locative passée, ne la demandez pas.

Comment vérifier la solvabilité d'un locataire ?

La règle d'usage est un revenu net d'environ 3 fois le loyer charges comprises (soit un taux d'effort autour de 33 %). Croisez les bulletins de salaire avec l'avis d'imposition et le contrat de travail pour vérifier la cohérence. Méfiez-vous des faux documents : un avis d'imposition se vérifie en ligne via le service de l'administration fiscale (numéro fiscal + référence de l'avis). Si le candidat n'atteint pas le ratio, un garant solvable ou une garantie comme Visale peut compenser.

Ai-je le droit de refuser un locataire ?

Oui, vous choisissez librement votre locataire — mais jamais sur un critère discriminatoire. Refuser quelqu'un en raison de son origine, son âge, son sexe, sa situation familiale, son handicap ou sa religion est illégal et lourdement sanctionné. Vous pouvez en revanche refuser sur des critères objectifs : revenus insuffisants, dossier incomplet, incohérences. Gardez une trace de vos critères de sélection : en cas de litige, pouvoir justifier un choix fondé sur la solvabilité et non sur la personne vous protège.

Faut-il demander un garant en plus du dossier ?

Cela dépend du profil. Si le locataire atteint largement le ratio de solvabilité et présente un emploi stable, un garant n'est pas indispensable. S'il est plus juste (jeune actif, CDD, étudiant), un garant via un acte de cautionnement ou une garantie Visale sécurise votre location. Attention : vous ne pouvez pas cumuler une assurance loyers impayés avec un cautionnement pour un même locataire, sauf cas des étudiants et apprentis. Choisissez donc votre ceinture de sécurité en amont.

Comment départager deux bons dossiers ?

Quand deux candidats cochent toutes les cases, départagez sur des critères objectifs et traçables : la marge de solvabilité (taux d'effort le plus bas), la stabilité de l'emploi, la cohérence globale du dossier, l'historique de quittances sans incident. Évitez absolument de vous baser sur un ressenti personnel qui pourrait masquer un biais. Et ne faites jamais signer dans la précipitation : prenez le temps de vérifier l'authenticité des pièces avant de vous engager sur plusieurs années.

Pour aller plus loin

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