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Que faire de ses revenus locatifs ? 5 façons de placer ses loyers

Tes loyers s'accumulent sur ton compte courant ? Voici 5 façons concrètes de faire travailler tes revenus locatifs, sans te tromper de placement.

Relevé bancaire d'un bailleur avec un excédent de loyers, un carnet listant des options de placement et une calculatrice à la lumière du matin
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Logio suit tes loyers encaissés et tes charges réelles, bien par bien. Tu sais exactement quel excédent tu dégages chaque mois — le point de départ pour décider quoi en faire.

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Chaque fin d’année, je tombe sur le même petit moment. Je regarde le compte sur lequel atterrissent mes loyers, et il y a là une somme qui dort. Pas une fortune, mais un excédent réel : ce qu’il reste une fois le crédit, la taxe foncière et les charges payés. Et pendant longtemps, je n’en faisais rien. L’argent restait sur le compte courant, à ne rien rapporter, grignoté par l’inflation.

Si tu gères un ou deux biens, tu connais sans doute cette situation. Toucher des loyers, c’est bien. Mais un loyer qui s’accumule sur un compte courant, c’est de l’argent qui travaille à moitié. La vraie question, celle que beaucoup de bailleurs se posent trop tard, c’est : que faire de ces revenus locatifs pour qu’ils continuent à produire de la valeur ?

Dans cet article, je te propose 5 pistes concrètes, de la plus prudente à la plus dynamique. Aucune n’est « la bonne » dans l’absolu — tout dépend de ta situation, de ton crédit et de ton horizon. Mais à elles cinq, elles couvrent l’essentiel des options d’un bailleur particulier qui veut faire travailler ses loyers intelligemment.

D’abord : sache exactement combien tu dégages

Avant de parler placement, un préalable. Tu ne peux pas décider quoi faire de ton excédent si tu ne sais pas précisément combien il représente. Beaucoup de bailleurs raisonnent au feeling (« il me reste à peu près tant ») et se trompent, parce qu’ils oublient les charges qui ne tombent qu’une fois par an : la taxe foncière, l’assurance PNO, la provision pour travaux.

Le bon point de départ, c’est ton cash-flow réel, mois après mois. Si tu n’as jamais posé ce calcul, je t’invite à lire mon guide sur le cash-flow locatif positif : c’est la base. Une fois que tu sais que tu dégages, disons, 200 € par mois nets de tout, tu peux raisonner sur une enveloppe annuelle d’environ 2 400 € à placer. C’est là que les choses deviennent concrètes.

1. Renforcer ta trésorerie (et rembourser le crédit cher)

La première chose à faire avec un excédent, ce n’est pas de le placer : c’est de sécuriser. Un bailleur sans matelas de trésorerie est un bailleur fragile. Un impayé, une chaudière à changer, un ravalement de façade voté en copropriété, et te voilà à découvert ou contraint de revendre un placement au pire moment.

La règle prudente : garde l’équivalent de 3 à 6 mois de charges par bien sur un support disponible immédiatement (Livret A, LDDS, livret bancaire). Ce n’est pas glamour, ça rapporte peu, mais c’est ta ceinture de sécurité.

Une fois ce matelas constitué, regarde ton crédit. Si tu as emprunté à un taux élevé, un remboursement anticipé partiel est un « placement » sans risque dont le rendement égale ton taux d’emprunt. À l’inverse, si tu as un crédit à taux bas, mieux vaut le garder : ses intérêts sont déductibles de tes revenus fonciers, et ton argent rapportera plus ailleurs. Le bon arbitrage dépend du taux — pas d’un principe.

2. Réinvestir dans la pierre

Le réflexe naturel du bailleur, c’est de racheter de l’immobilier. Et ça se comprend : tu connais le terrain, tu maîtrises la mécanique du locatif. Réinjecter ton excédent comme apport pour un nouvel achat, ou pour financer des travaux qui augmentent la valeur et le loyer d’un bien existant, peut être une excellente décision.

Mais attention à deux pièges. Le premier, c’est de sous-estimer la rentabilité réelle d’un nouvel achat : avant de te lancer, recalcule tout, avec mon guide de calcul de la rentabilité locative sous les yeux. Le second, c’est la concentration du risque. Si 100 % de ton patrimoine est en immobilier physique dans la même ville, tu es exposé à un seul marché, à une seule fiscalité, à une seule classe d’actifs. Si tu hésites encore sur l’opportunité même d’un nouvel achat, mon retour d’expérience sur investir en locatif, bonne idée ou pas pose les vraies questions.

C’est précisément ce risque de concentration qui rend les trois pistes suivantes intéressantes : elles te permettent de faire travailler tes loyers en dehors de la pierre que tu détiens déjà.

Combien tes loyers te laissent-ils vraiment ?

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3. L’assurance-vie : la base de l’épargne diversifiée

Si je ne devais en retenir qu’un, ce serait celui-là. L’assurance-vie n’est pas un produit, c’est une enveloppe dans laquelle tu loges ce que tu veux : un fonds en euros à capital garanti pour la partie sécurisée, et des unités de compte (actions, obligations, immobilier) pour aller chercher du rendement sur le long terme.

Pour un bailleur, elle coche beaucoup de cases. Elle te permet de diversifier hors de la pierre, sa fiscalité devient très avantageuse après 8 ans de détention, et elle facilite la transmission à tes proches (un sujet que je creuse dans mon article sur la transmission d’un bien locatif). Tu peux y verser ton excédent de loyers progressivement, par virements automatiques, sans engagement de montant.

Le point de vigilance, comme partout : les frais. Beaucoup de contrats d’assurance-vie traditionnels, notamment bancaires, prélèvent des frais d’entrée et des frais de gestion qui rognent le rendement année après année. Les acteurs en ligne sont généralement bien plus compétitifs sur ce point. Pour comparer, tu peux par exemple regarder les contrats d’assurance-vie en ligne à frais réduits proposés par Linxea (lien partenaire), un courtier spécialisé dans l’épargne en ligne. Compare toujours les frais, les supports disponibles et le rendement du fonds en euros avant de choisir.

4. Les SCPI : de l’immobilier sans la gestion

Voici le placement qui parle le plus aux bailleurs, parce qu’il reste de l’immobilier — mais sans aucun des tracas que tu connais. Avec une SCPI (Société Civile de Placement Immobilier), tu achètes des parts d’un parc immobilier (bureaux, commerces, santé, logements) géré par une société de gestion. Tu touches des loyers, au prorata de tes parts, et c’est tout : pas de locataire à trouver, pas de quittance à éditer, pas de travaux à gérer, pas d’impayé à relancer.

Pour quelqu’un qui en a parfois assez de la gestion en direct, c’est un vrai soulagement. Tu gardes une exposition à l’immobilier et à ses loyers, mais tu délègues à 100 %. Tu peux acheter des parts au comptant, à crédit, ou les loger dans une assurance-vie pour cumuler les avantages des deux enveloppes.

Les contreparties, qu’il faut connaître : les SCPI prélèvent des frais de souscription non négligeables, leur liquidité est plus faible qu’un livret (revendre des parts prend du temps), et ni le capital ni le rendement ne sont garantis. C’est un placement de long terme. Si l’idée d’investir dans la pierre sans la gérer te séduit, tu peux explorer les SCPI accessibles via Linxea (lien partenaire) pour te faire une idée des rendements et des frais pratiqués.

5. Le PER : préparer ta retraite en baissant ton impôt

Dernière piste, particulièrement pertinente si tu es fortement imposé. Le Plan d’Épargne Retraite (PER) te permet de déduire tes versements de ton revenu imposable. Or, en tant que bailleur, tes revenus fonciers s’ajoutent à tes autres revenus et peuvent te faire grimper de tranche marginale. Un versement sur un PER vient alors mécaniquement réduire ton impôt — d’autant plus que ta tranche est élevée (30 %, 41 %).

C’est un levier fiscal à part entière, à mettre en perspective avec les autres dispositifs que je détaille dans mon guide de la défiscalisation immobilière. Et puisqu’on parle d’impôt : avant de chercher à le réduire, assure-toi de bien déclarer tes revenus locatifs, c’est le préalable à toute optimisation.

La contrepartie du PER est de taille : l’argent est bloqué jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé (achat de la résidence principale, accidents de la vie). Ne place donc sur un PER que de l’épargne dont tu es sûr de ne pas avoir besoin avant longtemps.

Comment répartir, concrètement ?

Tu l’as compris : il n’y a pas une seule bonne réponse, mais une logique de répartition. Une trame qui fonctionne pour beaucoup de bailleurs particuliers ressemble à ça :

  • Étape 0 : un matelas de sécurité sur livret (3 à 6 mois de charges).
  • Le socle : une assurance-vie alimentée régulièrement, mêlant fonds en euros et unités de compte selon ton appétit au risque.
  • Le complément immobilier : des SCPI si tu veux garder de l’exposition à la pierre sans la gérer.
  • Le bonus fiscal : un PER si ta tranche d’imposition le justifie.

Plutôt qu’une trame générique, tu peux obtenir une orientation adaptée à ta situation : notre comparateur de placements pour bailleur te propose une répartition entre livret, assurance-vie, SCPI et PER en fonction de ton horizon, de ta fiscalité et de ton appétit au risque, en moins d’une minute.

Pour t’aider à comparer le rendement de tes biens existants avec ce que rapporterait un placement, tu peux utiliser le simulateur de rendement gratuit de Logio : il te donne le rendement réel de ta location, le point de comparaison indispensable avant d’arbitrer.

Pour aller plus loin · Épargne en ligne

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Assurance-vie, SCPI, PER : Linxea est un courtier spécialisé dans l'épargne en ligne, qui met en avant des contrats sans frais d'entrée et des conseillers basés en France. Un bon point de départ pour comparer les supports avant de placer ton excédent de loyers.

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Lien partenaire · Placements soumis à risque de perte en capital

Un dernier mot, important : aucun de ces placements financiers n’est garanti, hors le fonds en euros et les livrets réglementés. Les unités de compte et les SCPI comportent un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce qui suit n’est pas un conseil en investissement : avant tout arbitrage significatif, prends le temps de comparer, et n’hésite pas à consulter un conseiller en gestion de patrimoine.

Ce qu’il faut retenir

  • Ne laisse pas tes loyers dormir sur ton compte courant : l’inflation les grignote. Mais avant de placer, sache exactement combien tu dégages réellement.
  • Sécurise d’abord : un matelas de 3 à 6 mois de charges par bien, et un remboursement anticipé si ton crédit est à taux élevé.
  • Diversifie hors de la pierre : tu es déjà très exposé à l’immobilier physique. L’assurance-vie est la base pour répartir le risque.
  • Les SCPI te gardent dans l’immobilier sans aucune gestion, en contrepartie de frais et d’une liquidité réduite.
  • Le PER est un levier fiscal puissant si tu es fortement imposé, mais l’argent est bloqué jusqu’à la retraite.
  • Pas de placement miracle : une répartition réfléchie entre liquidités, assurance-vie, SCPI et PER bat toujours le pari sur un seul support. Et n’oublie pas le risque de perte en capital.

La gestion locative ne s’arrête pas à l’encaissement du loyer : elle commence par savoir, au centime près, ce que tes biens te rapportent. C’est exactement ce que Logio t’aide à faire, gratuitement — pour que tu puisses enfin décider, en connaissance de cause, quoi faire de ton argent.

Questions fréquentes

Faut-il rembourser son crédit immobilier par anticipation ou placer son argent ?

Cela dépend du taux de ton crédit. Si tu as emprunté à un taux bas (en dessous de 2 %), il est souvent plus malin de placer ton excédent sur un support qui rapporte davantage et de garder ton crédit, dont les intérêts sont en plus déductibles de tes revenus fonciers. Si ton taux est élevé (au-delà de 4 %), un remboursement anticipé partiel devient un placement sans risque très intéressant. Le bon réflexe : comparer le taux de ton crédit au rendement attendu, net d'impôt, du placement envisagé.

Quel placement choisir quand on touche déjà des loyers ?

La logique de base est la diversification. Comme tu es déjà fortement exposé à l'immobilier physique, l'erreur serait de tout réinvestir dans la pierre. Une répartition saine consiste souvent à garder une poche de liquidités (livrets), à constituer une épargne long terme diversifiée via une assurance-vie, et éventuellement à compléter avec des SCPI ou un PER selon ta situation fiscale. L'idée n'est pas de trouver le placement parfait, mais de répartir le risque sur plusieurs enveloppes.

Assurance-vie ou SCPI pour un bailleur : quelle différence ?

L'assurance-vie est une enveloppe souple : tu y loges des fonds en euros (sécurisés) et des unités de compte (actions, obligations, immobilier), avec une fiscalité avantageuse après 8 ans et une transmission facilitée. La SCPI, elle, est un placement immobilier : tu achètes des parts d'un parc géré par une société, et tu touches des loyers sans aucune gestion de ta part. Beaucoup de bailleurs combinent les deux, parfois en logeant des SCPI à l'intérieur d'une assurance-vie pour cumuler rendement immobilier et fiscalité de l'enveloppe.

Combien de trésorerie faut-il garder de côté quand on est bailleur ?

La règle prudente est de conserver l'équivalent de 3 à 6 mois de charges par bien : un trou de loyer, une chaudière à remplacer ou un ravalement de copropriété voté en assemblée peuvent tomber sans prévenir. Pour un bailleur avec un seul appartement, garder quelques milliers d'euros disponibles immédiatement (sur un livret) évite d'avoir à revendre un placement au mauvais moment ou à puiser dans le découvert. Ce matelas de sécurité passe avant tout placement de plus long terme.

Le PER est-il intéressant pour un propriétaire bailleur ?

Cela dépend de ta tranche d'imposition. Le PER (Plan d'Épargne Retraite) permet de déduire tes versements de ton revenu imposable, ce qui est d'autant plus intéressant que ta tranche est élevée (30 %, 41 %). Comme les revenus fonciers s'ajoutent à tes autres revenus et peuvent te faire grimper de tranche, un bailleur bien imposé peut y trouver un vrai levier. La contrepartie : l'argent est bloqué jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé comme l'achat de la résidence principale). À réserver à une épargne dont tu n'as pas besoin avant longtemps.

Peut-on perdre de l'argent en assurance-vie ou en SCPI ?

Oui, sur certains supports. Le fonds en euros de l'assurance-vie garantit le capital, mais les unités de compte (actions, SCPI, obligations) comportent un risque de perte en capital : leur valeur fluctue. Les SCPI ne sont pas garanties non plus, ni en capital ni en rendement, et leur liquidité est moindre que celle d'un livret. La règle : n'investis sur ces supports que de l'argent dont tu n'as pas besoin à court terme, sur un horizon d'au moins 8 ans, et diversifie. Les performances passées ne préjugent jamais des performances futures.

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